José Luis Vega dans les arènes de Saint-Etienne-du-Grès I Photo Justine Messina

L’École Taurine d’Arles et l’ACCM organisaient ce samedi 29 juillet leur quatrième novillada sans picadors « Toreros del futuro » de la saison à Saint-Etienne-du-Grès. C’était aussi l’occasion de rendre hommage à Philippe Cuillé, malheureusement disparu en début d’année, avec la remise du 1er trophée Philippe Cuillé au novillero triomphateur. Bien présentés les quatre novillos ont fait valoir, malgré faiblesse ou genio pour certains, leurs caste confrontant chacun des quatre jeunes à des difficultés particulières tout en leur permettant de faire valoir leurs qualités.

El Azabache a du faire face à la faiblesse de son opposant, mais il a pu faire apprécier la douceur de son toreo et un sens du temple que beaucoup de plus expérimentés pourraient lui envier. Malheureusement son échec aux aciers laissa en applaudissements une prestation méritoire.

José Luis Vega, qui poursuit son apprentissage à Madrid, gardera un bon souvenir de sa présentation en France. Il a coupé les deux oreilles du novillo de Cuillé dont la faiblesse initiale se mua en cours de faena en longues charges nobles dont le novillero colombien su bien profiter donnant à découvrir une tauromachie fluide. Tuant au premier envoi d’un estoc d’effet rapide et porté avec sincérité il fut proclamé vainqueur du Trophée Philippe Cuillé, recevant le joli trophée oeuvre de Philippe Matic.

Le novillo sorti en troisième se révéla le plus fort du lot, imposant un combat plus intense à Vincent Perez. Recevant son opposant par une larga à genoux et engageant sa faena par un pase cambiado et un élégant enchaînement par le bas, l’arlésien montrait une envie qui marqua tout son travail, malgré les charges parfois désordonnées du novillo. Une mort lente à venir sur une épée un peu tendue nécessitant le descabello limita à une oreille son intéressante prestation.

Il avait coupé deux oreilles lors de sa présentation à Raphèle et l’on attendait de voir s’il confirmerait à Saint-Etienne-du-Grès. José Antonio Valencia, le vénézuélien de l’École d’Arles a montré une fois de plus sa tauromachie pleine d’entrain et de plaisir avec pose de banderilles en plus. Confronté au plus difficile novillo, charges courtes, coup de tête intempestif et forces mesurées, il ne se laissa pas démonter pour finir par une épée efficace mais d’effet lent, que le Palco prétexta pour ne pas accorder une deuxième oreille malgré la demande du public.