Hadrien Poujol tire sa révérence
Hadrien Poujol fera son jubilé à Vauvert l Photo Christian Itier

Hadrien Poujol tire sa révérence

Le dimanche 15 octobre dans les arènes de Vauvert, Hadrien Poujol tire sa révérence. Ce jubilé a la particularité de réunir sur la même affiche toutes les tauromachies. Le jeune homme, né le 18 mars 1983 à Lunel, mettra ainsi un terme à sa carrière de razeteur.

Très jeune, il débuta à l’école taurine d’Arles en 1998. Il gravit rapidement les échelons comme en témoigne son court passage en course de ligue. Puis il accéda au trophée de l’avenir où son duel durant la finale à Châteaurenard avec Alexandre Gleize est encore dans toutes les mémoires. Hadrien termina deuxième et par la même occasion croisa la route de Camarina.

L’accession au Trophée des As et des victoires retentissantes dans les plus grandes courses

A peine âgé de 18 ans, il accède aux trophée des As. Malgré un temps d’adaptation, le talent hors norme d’Hadrien ne tarde pas à faire parler de lui. Ainsi, il a 20 ans lors de sa première victoire à la Cocarde d’Or et au Trophée des Maraîchers en 2003. Il récidive sa victoire à la Cocarde d’Or et remporte le Muguet d’Or dès l’année suivante. En 2005,  un nouveau Trophée des Maraîchers vient s’inscrire à son palmarès.

Une saine rivalité avec Sabri Allouani

Durant cette formidable carrière, et accompagné de son grand père pendant de longues années, Hadrien a écrit l’une des plus belles pages de la course camarguaise. Son duo avec Sabri Allouani fit chavirer le public à de nombreuses reprises. Éternel second du trophée des As, Hadrien a su conquérir le coeur du public. Il reste d’ailleurs le plus grand gaucher de sa génération. Cette saine rivalité avec Sabri Allouani le mettra aux prises avec des cocardiers tels que Camarina et Ratis.  En 2011, un trophée très convoité vient garnir son palmarès: le Palme d’Or de Beaucaire.

La Cocarde d’Or, son trophée fétiche

Il entame en 2012 sa douzième année au plus haut niveau et atteint une nouvelle fois le Graal. Pour la troisième fois de sa carrière, la Reine d’Arles attache la Cocarde d’Or autour de son cou. Néanmoins, la terrible blessure que lui inflige, Ulysse de la manade Rouquette, met un frein à sa carrière. Désormais à la tête de la Fédération Française de la Course Camarguaise, un tout autre défi l’attend.