Le dernier abordage de Juan José Padilla en France

Après avoir réalisé son second paseo et en l’occurrence le dernier en terres françaises, Juan José Padilla écouta une vibrante ovation au centre de la piste. Il faut dire que les arènes entières sont venues rendre un dernier hommage à un homme dont la trajectoire parle elle-même. Padilla ne resta pas en retrait et rendit toute cette chaleur à son public. Ce ne fut pas la faena la plus belle, bien au contraire, mais elle fut celle d’un homme offrant tout à son public. De plus, les bonnes charges de l’exemplaire de Nuñez del Cuvillo lui permirent de s’exprimer. Il coupa le premier appendice de la tarde. Oreille

Antonio Ferrera profita des bonnes conditions du deuxième de la tarde, un Cuvillo de note, pour dessiner le toreo. La maturité et la sérénité furent les bases de sa prestation. Et comme l’animal mettait bien la tête, il fit profiter le public de son bon goût. Oreille

Juan Bautista ne voulut pas rester en retrait au tableau d’affichage face au troisième exemplaire, un autre animal qui permettait beaucoup. Comme le torero d’ Arles traverse une bonne période, il ne laissa pas échapper l’opportunité. Avec une précision d’orfèvre dans chacune de ses sollicitations, il toréa son opposant avec beaucoup de douceur et de variété. Il fut ainsi des passes changées entre chaque séries, mais aussi des molinetes et des passes de las flores. Il tua au second essai et coupa une oreille.

Padilla sortit en piste pour son ultime abordaje en France face au quatrième. Padilla donna tout pour couronner une idylle de deux décennies avec le public français. Il banderilla avec brio avant de signer une faena dans le plus pur style Padilla. Il fit gala de tout son répertoire: a genoux, des molinetes, des passes du mépris en regardant le public. Il mit le public en extase qui demanda unanimement les deux oreilles. Mais parce que de temps il faut mettre des mais, un homme assis au palco n’eut pas la sensibilité de lui offrir le second trophée sous une bronca de gala. Oreille avec deux tours de piste

Le cinquième fut celui qui offrit le moins de possibilités, il ne s’employa jamais. Ferrera essaya et parvînt petit à petit à lui sortir des muletazos estimables. Ovation

Le sixième fut noble mais avec le défaut de vouloir sortir des muletazos. Juan Bautista dut user de sa technique pour le maintenir dans sa muleta. Une fois contenu, l’ arlésien put le toréer avec temple et bon goût. Il s’en sépara d’une épée expéditive. Il coupa une nouvelle oreille.


Arènes de Béziers


Feria du Cinquantenaire

Corrida de toros

3/4 d’ entrée

Toros de Núñez del Cuvillo ganaderia Nuñez del Cuvillo

 

 

Juan José Padilla : oreille et oreille avec deux tours de piste

Antonio Ferrera: oreille et ovation

Juan Bautista: oreille et oreille