Interview de Charles Dayot, maire de Mont de Marsan

 


Interview de Charles Dayot, maire de Mont de Marsan

 

Monsieur le maire, êtes-vous aficionado ?

Depuis mon enfance, je fréquente les arènes et j’ai toujours été intéressé par la tauromachie au sens large, la tauromachie espagnole bien évidemment mais également landaise.

Je fréquente avec plaisir les arènes dans la région de Mont-de-Marsan, mais je me rends également, dès que mon agenda le permet, dans les grandes ferias espagnoles donc j’adore l’ambiance.

Mon Afición est éclectique, j’aime les « toros-toros » et je prends aussi plaisir à voir les plus grands toreros du moment. Je crois qu’en cela mon Aficion ressemble à celle de ma ville, le public de Mont-de-Marsan étant tout autant aficionado « torista » que « torerista »

En tant que Maire, quelle est votre implication pour l’aficion ?

Je suis le maire d’une ville qui organise directement la feria par une régie municipale.

Il y a une commission taurine, présidée par Guillaume François, qui a pour rôle d’élaborer les cartels en choisissant la programmation, les toros et les toreros, en collaboration avec nos mandataires Simon Casas et Marie Sara, qui nous aident à négocier au mieux les contrats.

Je siège également au conseil d’administration de l’Union des Villes Taurine de France.

J’aime beaucoup me rendre personnellement à ces réunions car c’est là que s’élabore la défense institutionnelle de la tauromachie en France avec les résultats que tout le monde connaît.

Je tiens également à participer personnellement à la présentation des cartels de la Madeleine, que ce soit à Paris ou à Madrid, car je considère que mon rôle est aussi de promouvoir ma ville à travers sa Feria. Le retentissement à l’international de Mont de Marsan à travers la Feria de la Madeleine est un capital que la municipalité se doit de préserver et bien sûr de développer.

La ville de Mont-de-Marsan a d’ailleurs été leader dans la mise en place de cette défense institutionnalisée de la tauromachie en France, car c’est sous la présidence de la ville de Mont-de-Marsan qu’a été initiée la professionnalisation de l’UVTF et la conception du plan de défense de la tauromachie qui tourne aujourd’hui à plein régime et dont on voit les effets, que ce soit en termes de communication, ou en termes de défense de la culture taurine en France.

Mon implication tient au fait également que j’affirme au quotidien que Mont-de-Marsan est ville de tradition et de culture taurine, que nous revendiquons sans ambiguïté cet héritage et que nous mettons tout en œuvre pour le transmettre aux générations futures.

Pouvez-vous nous parler de la feria 2019 ?

Je crois que c’est une très grande feria dans la mesure où elle s’inscrit totalement dans la philosophie taurine de la ville de Mont-de-Marsan, mais également qu’elle colle parfaitement à l’actualité Taurine. En effet, la feria de Mont-de-Marsan a toujours été une feria  « mixte »: Il faut présenter les plus grands élevages y compris dans le créneau « toriste », mais également les plus grandes vedettes de la tauromachie

Quand on regarde la programmation de cette année, ce critère de mixité parfaitement respecté puisque nous présentons deux corridas pour aficionados « toristas » (La Quinta et Victorino Martin), deux pour les vedettes (Luis Algarra et Nuñez del Cuvillo) et une corrida pouvant faire le lien entre ces deux aficions, Fuente Ymbro.

Et chez les toreros, tous ceux qui font l’actualité taurine de 2019 seront présents : Roca Rey évidemment, qui est le numéro 1 mondial aujourd’hui que tous les aficionados veulent voir, et qui est la base de la programmation de toutes les grandes arènes. Pablo Aguado, la grande révélation de cette temporada (que nous avions déjà annoncé avant son triomphe de Séville), Emilio de Justo, que nous présentons dans deux registres différents : devant les La Quinta, mais aussi devant les Cuvillo car c’est un torero complet qui aura à cœur de montrer, dans une arène dont il dit lui-même qu’elle l’a lancé, qu’il possède tous les talents.

Paco Ureña, le grand triomphateur de la San Isidro.

Perera, qui a ouvert la grande porte de Madrid devant les Fuente Ymbro, sera confronté à ce même élevage.

Luque qui triomphe partout.

Sans oublier les toreros qui seront les figuras de demain : Gines Marin, Alvaro Lorenzo, Javier Cortes, Lopez Simon…

Et bien sûr le torero local, Thomas Dufau qui a relancé sa carrière grâce à une oreille à Madrid l’an dernier et qui vient d’ouvrir la grande porte de la feria de Vic Fezensac.

Je pense qu’on peut dire que c’est une feria attractive qui s’inscrit dans une fête populaire magique

et dans une ville agréable qui attend tous les aficionados !