Feria de Abril : La légende du Pharaon de Camas

 

Alors que l’actualité taurine est en berne suite au Covid19, nous vous proposons de revivre les grandes faenas qui ont marqué l’histoire de la tauromachie. Feria de Séville oblige, nous vous proposons de revenir aujourd’hui sur l’idylle vécue entre Séville et Curro Romero. Feria de Abril : Curro Romero, la légende du Pharaon de Camas.


Curro Romero, la légende du Pharaon de Camas from ActuToro TV on Vimeo.


S’il y a bien un torero que Séville vénère plus que tout c’est bien lui. Francisco Romero Lopez est né le 1er décembre 1933 à Camas. Issu d’un milieu modeste, rien ne le prédestinait à devenir Curro Romero. Et pourtant, Curro Romero restera dans l’histoire comme l’idole du public de la Maestranza. Son idylle avec le public sévillan a duré plus de quatre décennies. Aujourd’hui encore, presque vingt ans après son départ, son public se sent orphelin. 


Curro Romero restera dans l’histoire comme l’idole du public de la Maestranza. Son idylle avec le public sévillan a duré plus de quatre décennies.


Feria de Abril : Curro Romero, la légende du Pharaon de Camas
Curro Romero et Sigiloso de Juan Pedro Domecq, le dernier toro auquel il coupa deux oreilles à la Maestranza l Photo DS

Cinq portes du Prince à son actif

 

Curro Romero a effectué sa présentation à la Maestranza en tant que novillero le 26 mai 1957. Il marqua dès lors les esprits puisqu’il coupa les deux oreilles du novillo « Radiador » de Carlos Nuñez. L’idylle venait de naître. Pourtant, il n’y prit pas l’alternative. En effet, il se doctora dans les arènes de Valencia le 18 mars 1959. Un mois plus, le 19 avril, il se présente à la Maestranza comme matador de toros. Il renouve’alle l’exploit de couper deux oreilles à un toro de Peralta. La légende de Curro était en train de s’écrire. En effet, depuis ce jour et jusqu’à l’annonce de son retrait le 22 octobre 2000, le nom de Curro Romero et celui de Séville ont été intimement liés. Tantôt adulé, tantôt détesté, Curro n’a jamais laissé personne indifférent sur les gradins de la Maestranza. En plus de quatre décennies, Curro réalisa l’exploit d’ouvrir à cinq reprises la Porte du Prince. De plus, il s’octroya même le privilège de refuser de la franchir une sixième fois le 29 juin 1972. Ce jour là, il s’enferma pour la troisième fois seul avec six toros à la Maestranza. 

 

Les 5 portes du Prince de Curro Romero :

 

  • 19-6-1960: Toros de Clemente Tassara pour Manolo González, Jaime Ostos et Curro Romero (deux oreilles)
  • 19-5-1966: Toros de Carlos Urquijo pour Curro Romero : oreille, deux oreilles, deux oreilles, oreille et deux oreilles
  • 24-4-1967: Toros de Carlos Urquijo pour Rafael Peralta, Litri, Jaime Ostos et Curro Romero (deux oreilles)
  • 13-6-1968: Toros de Carlos Núñez, Antonio Pérez et Clemente Tassara pour Curro Romero : deux oreilles, oreille et oreille
  • 19-4-1980: Toros de Carlos Núñez pour Curro Romero (deux oreilles et oreille), José María Manzanares et Espartaco 

 

Durant sa carrière, Curro toréa 181 corridas, 5 novilladas et 12 festivals à Séville. Il coupa les deux oreilles de son adversaire en 15 occasions. Son dernier triomphe à Séville remonte au 17 avril 1999. Ce jour là, il coupa pour la dernière fois les deux oreilles d’un toro de Juan Pedro Domecq. En quarante ans, Séville a vécu pour Curro Romero, la légende du Pharaon de Camas.