De bonne facture, le rouge dégoulinant chez le bourreau qui fait troisième. Bien qu'il soit reparti légèrement monté, il s'enfuit et s'humilie sous la cape de Roi Rocher. Depuis les planches jusqu'à la bouche d'incendie elle-même, les péruviens combattent dans un tas de véroniques, investissant beaucoup de chance. Il enfonce la corne sous le plastron et maintient sa bonne foulée dans le tiers des banderilles. Il le fournit Roi Rocher au public.
Béquille : Démarrer Roi Rocher à genoux au centre du ring avec plusieurs passes échangées et un changement de main qui atteint beaucoup la position couchée. Le taureau a une bravoure exceptionnelle de par son humiliation, sa classe, son passé, sa profondeur… Il divise la tâche en deux lots naturels de puissance suprême, accrochant le taureau très en avant, avec une demi-muleta dans le ring, tirant la charge. Il continue sur le même ton à la main droite, en accrochant déjà beaucoup le cor. Les lignes rugissent avec un taureau qui ne se lasse pas de charger. Une finale en terrain pavillonnaire avec de très longs circulaires et un énorme changement de main avec du public debout avant la fin de la manche. Le public commence à demander pardon face à un taureau aussi extraordinaire. Un avis calme la pétition selon laquelle ils considèrent que la grâce a été accordée. Demi-fente au premier essai au bon endroit. Le taureau va mourir au centre du ring avec toute la place debout. Il meurt au centre même de l'arène. De la folie sur les lignes. Deux oreilles. Retour sur le ring pour le taureau.
