QQu'un catalan et cinéaste ait fait voyager la tauromachie à travers tous les continents, ouvrant les portes de l'impossible au fait le plus essentiel de la tauromachie (la tauromachie), reste un paradoxe. Là où la tauromachie n'a jamais pu atteindre les mains du peuple, les portes sont ouvertes par quelqu'un que nous considérons comme un ennemi de la tauromachie (un Catalan) et par un film espagnol (au moment où l'écart entre le cinéma et la tauromachie est le plus grand pour le traitement du public). aide au cinéma par rapport à la tauromachie). Un paradoxe qui conclut que L’existence de préjugés est aussi néfaste que surmontable.
« Tardes de Soledad » n'a pas été tourné pour laver l'image de la tauromachie ou celle d'un torero, mais comme un film qui aspirait à être de l'art au format cinéma. Il s'avère que, puisqu'il s'agit d'une œuvre d'art, elle a su briser les murs des préjugés et donner au opportunité pour des milliers d'yeux de toutes idéologies, nationalités et cultures de l'admettre et de souhaiter le voir, ce qui se traduit par voir la tauromachie dans toute sa réalité.
Le film de Serra a un Score IBMD (Internet Movie Database) de 7,2. Un score que seuls les grands films réalisent. Les films espagnols oscarisés (« Volver un début », de José Luis Garcien 1983. « Belle Époque » (Fernando Trueba), en 1994 ; « Tout sur ma mère» (Pedro Almodóvar), en 2000; et « en mer» (Alejandro Amenábar) en 2005, ont une note très similaire dans IBMD. C'est un très bon film dans le fond et dans la forme. Ce qui, avec le temps, deviendra film culte. Allez-vous récolter beaucoup d’argent ? Nous ne pensons pas qu'on se souviendra d'elle pour la valorisation de son entreprise. Mais on se souviendra d’elle bien plus longtemps que beaucoup d’autres. On dit que Roca Rey lui-même est en train d'enregistrer ce qui serait un documentaire pour une plateforme comme Netflix, très différente et antagoniste de celle de serra.
Dans tout art, nous aspirons au plus grand : transcender l’époque où cet art est créé. Dans la tauromachie, les personnages sont toujours dans l'air du temps. Quand ils transcendent jusqu'à ce momentCe sont des figures de la tauromachie.
Quelle que soit sa rentabilité, il lui sera difficile de remporter une Coquille d'Or et d'apparaître dans les festivals de cinéma de Saint-Sébastien à Tokyo, en passant par Venise ou Berlin ou Goa, en Inde. On ne peut atteindre ces lieux fermés à ce qui n’est pas de l’art sans l’art. Et dans ces lieux et dans d'autres, la tauromachie est arrivée grâce aux « Tardes de Soledad », dont la renommée parmi les élites du cinéma et de l'art a pu ouvrir, au moins, un doute sur l'inutilité artistique de la corrida, sur l'archaïsme social de son violence et détachement brutal de la moralité humaine. Une œuvre d’art sur la guerre ne blanchit pas la guerre. Une œuvre d’art sur la tauromachie ne blanchit pas non plus la tauromachie face au prohibitionnisme. Mais il est capable de dynamiter des condamnations a priori et de poser à la tauromachie des milliers de questions sur son drame, sa poésie, son essence, ses valeurs. Le film n’est pas un sauf-conduit pour la tauromachie. Mais c'est la caution culturelle et esthétique contre les préjugés.
Il peut y avoir d'autres films et documentaires qui ont plus de vues que des après-midi de solitude et qui rapportent plus d'argent. Tout y contribue. Mais ce seront des chiffres du moment. Comme dans la tauromachie, dans tout art et au cinéma aussi, Il y a des figures du moment et des figures de tous les instants. « Viridiana » (Luis Buñuel, 1961) est un film emblématique du cinéma. De tous les temps et grandissant comme un mythe à mesure que nous nous éloignons de son année de sortie. La même chose arrivera à « Tardes de Soledad ». « Le Parrain » (I et IIFrancis Ford Coppola1972 et 1974), « Lawrence d'Arabie » (David Léan1963), « Le Grand Dictateur » (Charles Chaplin1940), « La vie est belle » (Roberto Benigni, 1997), « Pulp Fiction » (Tarantino1985)… pour citer quelques films totems, ce sont des films qui sont des figures du moment et des figures de et pour toujours.
En tauromachie, il y a des figures taurines du moment et des figures taurines dans et pour tous les instants. Comme dans le roman ou dans le tableau. Dans tout art, nous aspirons au plus grand : transcender l’époque dans laquelle cet art est créé. C’est le seul moyen de gagner la bataille contre le temps ou, mieux encore, contre l’oubli. Les grands réalisateurs, acteurs, peintres, écrivains, n'étaient peut-être même pas des figures de leur temps, mais ils le sont devenus par leur transcendance. Le Greco, Rembrandt, Monet, Cervantes, Jules Verne, EA Poe, Salgari, Schubert…ils n’étaient rien à l’époque et ce sont des figures de tous les temps dans leur domaine. Dans la tauromachie, les personnages sont toujours dans l'air du temps. Lorsqu’ils transcendent ce moment, ils deviennent des figures de la tauromachie.
« Tardes de Soledad » est une œuvre d'art, elle a su abattre les murs des préjugés et donner au opportunité pour des milliers d'yeux de toutes idéologies, nationalités et cultures de l'admettre et de souhaiter le voir, ce qui se traduit par voir la tauromachie dans toute sa réalité.
Dans tous les films cités et non cités qui sont entrés dans le cinéma Olympus, il existe de nombreux éléments communs. Plans. Dialogues. Des sons. Révélations. Argumentation… mais toujours à côté de sentiments humains. La condition humaine dans son côté le plus sensible, le plus marquant et le plus essentiel. Le récit humain de Coppola sur le personnage du Parrain, le Don, oblige le spectateur à montrer de l'affection même si le personnage crée du sang. La majorité de ceux qui regardent « Tardes de Soledad » ressentiront, à un moment ou à un autre du film et même à la fin du film et même les plus prévenus contre la tauromachie, une sorte d'affection, de tendresse, un regard d'affection, un regard sensible et bienveillant (d'admiration, bref) envers Roca Rey. Cette réalisation de l'humanisme loin du folklore et dans le contexte de la corrida, est et sera pour toujours un jalon du cinéma taurin.
