hIl y a des jours dans l'année où les plaisanteries, les moqueries et les plaisanteries d'un ton ou d'un autre sont autorisées. Le jour de (Saints) Innocents, n'importe quel 28 décembre de n'importe quelle année. Une tradition qui élargit notre tendance vers ce qu'on appelle le mème et en ajoutant une touche ironique à tout, quelque chose pour lequel nous sommes si doués. Une sorte de créativité contre, de déconstruction de ce que quelqu'un construit, très typique de la critique qui consiste à dire à quel point quelque chose ou quelqu'un est mauvais sans avoir plus d'arguments que de vivre contre quelqu'un ou quelque chose. Par exemple, le gouvernement et l'opposition. Par exemple, qu'est-ce qui fait la nouveauté Carré 1 et le les haineux des réseaux, qui vivent en attendant ce qu'ils font pour dire à quel point ils le font mal.

Aujourd'hui tout est permis en ce jour qui mêle le sacré (Jour des Saints Innocents se souvenir de ça Hérode Il a ordonné que les nouveau-nés soient tués crèche de Noël) avec les païens (la moquerie et la débauche que le peuple faisait dans le Moyen-âge vers le pouvoir de Église). C'est-à-dire que la moitié du monde aujourd'hui rend compatible l'incompatible : se souvenir du caractère sacré de Noël de l'aberration d'Hérode et, en même temps, du païen et du contraire de la critique du sacré. Le Fête folle on l'appelait en France.

La règle était de mettre en lumière tout le contraire de ce qui était habituellement connu : portant le gauche au lieu du droit, dormant le jour et faisant la fête la nuit, les femmes étaient habillées en homme et les hommes habillés en femme, notamment les membres du clergé. prêtres, diacres, enfants de chœur, tous les personnages qui composaient le bas clergé en étaient les principaux protagonistes. Il s'agissait de choisir l'un d'entre eux, celui qui faisait la grimace la plus ridicule ou obscène pour être le « Pape des fous ». Ils mangeaient, jouaient et faisaient tout à l'autel. L'alcool, la nourriture et la dépravation conduisaient à des paroxysmes. Tout membre « fou » du groupe incarnait le Papa profanant son discours. Il s’agissait d’aller à l’encontre du pouvoir en place.

Morante il fait des corridas innocentes pour le pur plaisir. Ortega le torero innocent le fait en déprotégeant son corps. Talavante le rend innocent et fou de déclassification

La tauromachie est toujours un Fête des fous et, en même temps, un poisson d'avril. La tauromachie est essentiellement l'innocence de l'art (rien de plus pur qu'un innocent) qui joue et joue dans une fête composée de fous. Enfants et fou : paradigme de l'innocence. Il faut être fou pour être torero et il ne faut pas perdre l'innocence de l'enfant pour être torero. Ensuite, nous pouvons parler de profession, de valeur, peu importe. Il n’y a rien de plus courageux qu’un enfant rêvant de devenir pirate, aventurier ou héros. Un fou voit la réalité sans autre défense que son regard.

L'innocence d'un certain type de corrida est innée dans cet art. Morante il fait des corridas innocentes pour le pur plaisir. Ortega le torero innocent le fait en déprotégeant son corps. Talavante le rend innocent et fou parce qu'il a été déclassifié. La corrida est un monde fou qui n’a pas besoin de psychiatres normatifs, mais qui va plutôt à leur encontre. Mais, en plus, l'innocence et/ou la folie, c'est la rébellion, ce fait d'être en dehors de tout système, de faire ce qui est interdit, ce qui est mal vu. La tauromachie est la seule chose insoumise qui nous reste dans une société subventionnée, subventionnée, vulgaire, qui se croit créative et même insoumise, cachant ses oppositions vulgaires, stériles et réitérées de son travail drôle ou contraire sur les réseaux sociaux.

La tauromachie doit supprimer tant de feux tricolores, tant de déjà connu, tant d'ordre et de scolastique

La corrida est une liturgie (le sacré) et c'est une fête (le païen). Fait avec innocence (ce que l'on dit à tort pureté ou vérité). Ce qui veut dire en finir avec une rébellion de siècles contre ceux qui ont essayé de faire entrer les êtres humains dans le giron d'un art subventionné, sans sang, sans douleur, sans rire, sans joie… un art qui ne surprend pas et qui est déjà connu. C'est cela que la tauromachie doit préserver : que personne ne sait d'avance, que la tauromachie n'est pas connue d'avance. Cette tauromachie physique, celle de l'entraînement physique, celle qui vit protégée par le physique entraîné, celle qui incite à s'habiller et à s'enlever sans chercher au préalable à s'habiller et à se maintenir. Cette tauromachie où la technique a moins de présence que l'improvisation.

C'est la corrida du Fête folle, de la innocent Il faut revenir à cette corrida et mettre le cap. À la tauromachie rebelle, qui change le rythme d'une société connue et apprivoisée. À la corrida de l'éleveur qui a perdu son emprise, à la corrida de l'homme d'affaires qui bouge les choses et se détraque, à la corrida des toreros avec un rythme différent… À la corrida qui cherche à ordonner le chaos. La tauromachie a besoin de supprimer tant de feux tricolores, tant de choses déjà connues, tant d'ordre et de scolastique. Nous sommes le Parti des Fous.

Les gens de culture réclament l'intervention du État, la subvention, qui alimente la politique de l’État et la légitime. La culture perd ainsi sa fonction rénovatrice, ainsi que sa qualité car son but est de plaire au pouvoir politique qui la finance, et vice versa.

La culture est ainsi mise au service d'un bien commun déterminé par les politiques qui subventionner. Ainsi, l’homme politique et la personne de culture fonctionnent dans le même sens : l’ingénierie sociale, le contrôle des comportements, l’uniformité, l’instauration de la moralité et, en même temps, la démolition des obstacles à l’hégémonie d’un paradigme politique.