Des premières affiches de la saison, Valence, Madrid, Séville, trois places de premier ordre dans lesquelles les triomphes et les échecs ont des conséquences, du moins elles en ont eu, émergent des lectures qui méritent d'être prises en compte. La première est que la méritocratie a disparu ou, dans le meilleur des cas, elle a été étouffée et que les triomphes sont récoltés tardivement. Il n'y a pas si longtemps, les triomphes des Fallas servaient à entrer directement à San Isidro et même à Séville et la même chose se produisait avec ceux de Séville pour entrer à San Isidro où il y avait toujours de la place pour faire place aux surprises. À Valence, à Fallas, la salle de l'Astoria était un marché de location, une concentration d'hommes d'affaires avec des livres prêts à fermer les foires. Le mérite a été récompensé. C’est désormais un espace de regrets pour ceux qui ont été laissés pour compte.

Il n’y a plus aucune trace de ces démarches. Comme je l'ai dit, en janvier, Fallas, Abril et San Isidro sont fermés hermétiquement et jusqu'à l'année prochaine si quelqu'un se souvient de vous. C'est une conséquence de la politique des directeurs de la tauromachie, mais pas seulement d'eux, mais aussi de la société d'aujourd'hui où le loisir exige qu'il soit programmé à l'avance. Ce n'est pas un caprice, les maîtres du marketing des grandes comédies musicales internationales qui donnent le ton et vendent les places jusqu'à un an à l'avance et plus, donc on ne peut pas être surpris par cette tendance, ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas revendiquer l'unicité des taureaux à la fin et à la fin l'hameçon de leurs anachronismes (qu'ils ont) pend et la survie de leurs essences en a largement dépendu. Et face au dilemme de la modernisation, il n’y a qu’un oui, mais… non, du moins pas tellement.