Alors que nous approchons de la dernière ligne droite de la saison 2023, la nouvelle est tombée il y a quelques semaines que le torero français Jean le Baptiste prend la direction pour la saison 2024 d’un des lieux les plus importants de France, comme Mont-de-Marsan.

Après 7 ans à la tête d’une autre place emblématique comme le Colisée français d’Arles, nous avons voulu connaître quelques détails à la première personne de ce que sera la prochaine Foire de la Madeleine qui se tiendra au mois de juillet 2024.


Pourquoi avoir choisi une place comme Mont de Marsan ? Qu’a-t-il qu’Arles n’avait pas ?

Avec Mont-de-Marsan J’ai commencé à travailler il y a quatre saisons. La première année, il a été suspendu en raison de la pandémie. La deuxième année, c’était un salon adapté avec les mesures Covid, les distances, la capacité des demi-places…
Le reste des années, nous avons organisé normalement les foires complètes. C’est une mission exclusivement confiée à la Mairie et conjointement avec la Commission Taurine de Mont de Marsan.. Je ne suis pas un homme d’affaires, mais j’agis plutôt en tant qu’emprunteur ou agent, libre de négocier, acheter, guider et conseiller la Commission taurine, qui a très défini les goûts de son hobby et de son arène. Je suis à vos côtés pour pouvoir travailler sur les deux prochains salons de Mont de Marsan.

Même si Arles et Mont Marsan sont deux lieux totalement différents et définis en termes de personnalité, de public… Qu’est-ce qui fera la différence dans la gestion et l’organisation d’une foire comme la Madeleine ? Quelles idées vous viennent à l’esprit en matière d’organisation ?

La Foire de la Madeleine dans Mont-de-Marsan C’est une foire de premier plan reconnue dans le monde taurin et dans toute la France. Il existe une variété d’affiches et de fermes pour le goût du fan français. Je m’y identifie et j’aime plaire à tous types de fans et à tous les goûts. Nous avons travaillé très tôt avec la Commission, bientôt nous visiterons plusieurs ranchs et plus tard nous entamerons des négociations avec les toreros. Mon rôle est le moins risqué que je puisse avoir à Arles, où je suis responsable de toute l’organisation du début à la fin. En revanche, à Mont de Marsan, la société, c’est la Mairie avec la Commission taurine, qui est celle qui décide, sous l’avis de professionnels, en l’occurrence moi.


On sait que vous travaillez avec d’autres noms importants en France comme Alain Lartigue et avec sa sœur Lola Jalabert, quelle est votre relation avec chacun d’eux ?

J’ai toujours été très proche de ma sœur Lola. Je connais Alain depuis que je suis enfant. C’est une personne avec une grande expérience dans le monde de la tauromachie, une personne sérieuse et un bon conseiller. Il a été l’associé de mon père dans la direction d’Arles pendant de nombreuses années, nous nous partagions le travail et les fonctions de chacun pour donner le meilleur de nous-mêmes, répondre aux objectifs fixés…

M. Alain Lartigue. PHOTO : Jean-Daniel Chopin (www.Sudouest.fr)

Actuellement, la Foire de la Madeleine célèbre 5 jours de festivités taurines, ce qui peut être très similaire à celui d’Arles. Envisagez-vous d’augmenter le nombre de festivités ?

A Mont de Marsan, je ne pourrai jamais assumer cette responsabilité, cela ne fait pas partie des projets. Il compte un bon nombre d’abonnés, grâce à cet équilibre entre le nombre de célébrations et la variété. Il y a cinq corridas, une corrida sans chevaux et une autre corrida. Elle commence toujours un mercredi et se termine un dimanche, dates traditionnelles de la Foire de la Magdalena.. Je ne crois pas que le conseil municipal envisage d’augmenter ou de réduire le nombre de célébrations.

Je me souviens de mon père tous les jours, tant professionnellement que personnellement. Être à ses côtés quand il était homme d’affaires et que j’étais un enfant qui commençais à vouloir devenir torero m’a beaucoup marqué.


La Foire compte 2 800 abonnés pour une capacité de 7 100 spectateurs et avec une place presque pleine à chaque célébration organisée, nous savons que la responsabilité en tant qu’entrepreneur est maximale. Quel est l’objectif de Jean-Baptiste pour Mont de Marsan ?

Obtenez un spectacle auquel le public qui vient nous rendre visite s’identifie. Faire plaisir à un fan très exigeant, tant dans le choix du taureau, que dans la présentation et les affiches. Une fois que le taureau est dans le ring, le contrôle de tout cela est perdu., mais le travail précédent est très important. Que le fan reparte satisfait du spectacle est une de mes priorités.


Y aura-t-il des initiatives concernant la politique des prix des billets, les réductions pour les jeunes… ?

Oui, il existe des tarifs spéciaux pour les abonnements et des installations pour les jeunes.


Marquez-vous ce côté business de votre père pour que son fils Juan continue et veuille suivre les mêmes traces de son père ?

Je me souviens de mon père tous les jours, tant professionnellement que personnellement. Être à ses côtés quand il était homme d’affaires et que j’étais un enfant qui commençais à vouloir devenir torero m’a beaucoup marqué.

J’ai toujours aimé l’écouter, parler de son travail, de ses appels, de ses conversations, de ses préoccupations… Cela m’aide beaucoup, ces pensées sont toujours positives pour faire ressortir le meilleur.

Jean-Baptiste sur les épaules sur la place de Dax (France)


Avez-vous plus peur en tant qu’homme d’affaires qu’en tant que torero ?

Ce sont des peurs différentes. La peur du torero n’est pas comparable, elle est si intense et si forte qu’elle est unique. En tant qu’entrepreneur, il y a beaucoup de gros soucis et de soucis, mais cela n’a rien à voir.


Un secret qui peut être révélé…

Je n’en ai pas en particulier…


Et un rêve à réaliser…

Suivez mon chemin, atteignez mes objectifs et profitez du monde de la tauromachie.

TEXTE: Agustin Saez
PHOTOS: @JuanBautistaOf / Jean-Daniel Chopin