Albert Serra reste dans l'oeil de l'ouragan de polémique après avoir présenté son documentaire «Après-midi solitaires» au festival du cinéma Saint-Sébastienoù on ne s'attendait pas à des critiques pour avoir montré la tauromachie dans sa totale intégrité.
Le cinéaste espagnol, à travers la figure protagoniste du droitier péruvien Andrés Roca Rey, a utilisé le documentaire pour offrir une vision complète et sans fard de ce qu'est la réalité de la tauromachie : 'Je crois que le film montre que la tauromachie n'est pas une plaisanterie, ni un divertissement. C'est quelque chose de transcendant. C'est poétique, déclare le réalisateur lui-même dans un article du Journal El Mundo.
Au-delà des critiques, serra Il reste ferme dans ses convictions et se distancie des commentaires qui le qualifient de provocateur, se concentrant sur le vrai sens du documentaire et de la tauromachie. «C'est le cycle de vie. Il existe également des animaux qui s'entretuent dans la nature, non pas pour des raisons alimentaires, mais par agressivité. Si je dis qu'il y a quelque chose de beau là-dedans, les gens me traiteront de stupide, mais c'est quelque chose de poétique.
