L'Association nationale des entrepreneurs espagnols (ANOET) a jugé « inacceptable » d'exiger des entreprises qui décident de participer au processus d'attribution des arènes de Saragosse « de s'engager envers les toreros et les ranchs qui se produiront à la foire et qui pourraient violer et fausser la libre concurrence, ainsi que de définir la date exacte à laquelle chacun d'eux le fera ».
ANOET, comme expliqué dans un communiqué envoyé à cette rédaction, a exprimé son mécontentement après avoir examiné les spécifications de l'arène Misericordia. « Cette mesure limite la liberté des entrepreneurs dans la programmation d'une foire et empêche l'inclusion des nouveautés de la saison, puisqu'elle impose la fermeture des affiches des foires de San Jorge et El Pilar à la mi-février. » Le syndicat patronal taurin estime que cette exigence du cahier des charges, qui constitue un motif de résiliation du contrat, « hypothèque l'entreprise pour toute la saison, portant potentiellement atteinte aux droits des spectateurs ».
D'autre part, ANOET estime qu'il existe d'autres formules pour valoriser les entreprises que la redevance économique à la hausse et illimitée – comme indiqué dans le cahier des charges -, mesure qui transforme ces processus d'attribution de places « en véritables enchères ». En ce sens, il exhorte la Députation Forale de Saragosse à adopter « une autre formule qui profite réellement à la tauromachie et préserve l'avenir des arènes ».
À cette fin, ANOET se met à la disposition de la Députation Forale de Saragosse pour organiser « une réunion qui servira à clarifier les points qui, selon nous, dénaturent la légalité actuelle ».
