AC de tauromachie mexicaine reconnaît les grands progrès accomplis dans le jugement du Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN) lors de son vote du 15 juin et qui vient d’être publié dans son intégralité.

Parmi les aspects pertinents qu’il convient de souligner, les suivants se distinguent :

– La SCJN considère que le Tauromachie C’est une activité d’intérêt national, c’est pourquoi ce sont les pouvoirs fédéraux qui doivent la déclarer Patrimoine Culturel Immatériel.

-L’amparo n’a pas résolu si la tauromachie devait être autorisée à Nayarit ou dans n’importe quelle partie de la République, puisque la législation ou les permis qui autorisent les célébrations n’ont pas été contestés. Il détermine uniquement si les autorités nayarit peuvent le déclarer comme patrimoine culturel immatériel.

-Les États de la République peuvent promouvoir des déclarations de patrimoine culturel immatériel lorsque leur objectif est de protéger des éléments uniques, distinctifs et enracinés uniquement dans cette entité.
La Cour reconnaît que la tauromachie est une activité d’intérêt national, puisqu’elle est pratiquée dans différents États de la République. En fait, il la reconnaît comme une activité culturelle qui n’est pas exclusive à un seul État.

-En soi, la tauromachie est une expression culturelle. Cependant, la publication d’un décret par lequel il est reconnu comme patrimoine culturel immatériel permettrait une protection renforcée de cette activité, ce qui impliquerait la préservation de la tauromachie par des activités éducatives ou un soutien financier.

-Le projet conclut seulement que les États ne peuvent pas déclarer la tauromachie comme patrimoine culturel immatériel puisqu’elle relève de la compétence fédérale.

-A aucun moment il ne se penche sur s’il s’agit d’une activité contraire à un environnement sain ou, même, si elle mérite ou non d’être protégée de manière renforcée par un Décret du Patrimoine Culturel Immatériel.

-Les arguments de la sentence doivent être considérés comme purement référentiels, puisque la majorité nécessaire n’a pas été atteinte pour en faire un critère obligatoire pour les membres du Pouvoir Judiciaire de la Fédération.

Il convient de rappeler qu’en juin 2019, l’Association civile Cuenta Conmigo Tepic a organisé un procès en amparo contre le décret qui a déclaré, entre autres activités, le festival taurin et les combats de coqs comme patrimoine culturel immatériel de Nayarit.

Le motif n’ayant pas été retenu en première instance, cette association civile a formé un recours en révision, qui a été transmis au premier tribunal collégial de Nayarit, qui a décidé de révoquer le jugement attaqué et a demandé que le SCJN résoudre cette affaire.

La Cour a décidé de reprendre sa compétence et de remettre le dossier pour étude au ministre Alberto Pérez Dayán, membre de la deuxième chambre du SCJN.

Le premier projet de Ministre Perez Dayan, qui a été rejetée et n’a jamais été mise aux voix, visait à déclarer la tauromachie pratique sanglante, qui ne peut être protégée par le droit à la culture. Ledit dossier a été répertorié pour la séance du 25 mai 2022 et diffusé par divers médias.

Le 15 juin 2022, le projet d’arrêt d’amparo en révision 80/2022 a été voté. Toutefois, comme indiqué ci-dessus, il s’agissait d’un projet différent de celui initialement proposé par le ministre rapporteur.

De manière inexacte, de nombreux médias ont diffusé le projet initial comme celui qui serait discuté dans la deuxième chambre et il a été utilisé de manière malveillante par des groupes prohibitionnistes pour diffamer la tauromachie en Mexique.

Désormais, la Cour réaffirme le caractère national et la valeur culturelle d’une activité qui s’inscrit dans les valeurs nationales et représente une industrie importante dans tout notre pays.