Le 16 mai marque une fois de plus une vérité sur le calendrier qui ne permet pas de discussion : la tauromachie est toujours vivante. Et pas seulement vivant. Aujourd’hui, nous pouvons dire, avec sérénité et avec certitude, qu’elle traverse un moment de regain de force.
La Journée internationale de la tauromachie, promue par la Fondation Toro de Lidia en mémoire de Joselito el Gallo, n'est pas seulement une date inoubliable. C’est, de plus en plus, l’occasion de vérifier que ce que certains voulaient laisser pour mort bat plus fort que jamais.
Parce que la tauromachie n’a pas reculé. Elle a perduré, elle a évolué et, dans de nombreux endroits, elle s’est développée. Et l’un de ces endroits est sans aucun doute Albacete. Cette année, nous célébrons non seulement une nouvelle édition de cette journée importante, mais aussi la consolidation d'un projet collectif qui fait déjà référence, la Semaine taurine et culturelle d'Albacete. Ce qui est né avec l’espoir est devenu une réalité ferme, reconnue et attendue. Une semaine qui a placé notre ville comme un point de rencontre pour les passionnés, les professionnels et les défenseurs de la culture taurine.
Aujourd'hui, Albacete est avec fierté la capitale de la tauromachie à cette époque. Et c’est parce qu’il y a du travail derrière, de l’engagement et, surtout, une base de fans vivante et réactive. Mais s’il y a quelque chose qui définit ce moment, c’est bien un autre fait encore plus prometteur : la jeunesse. Face aux sujets intéressants, de plus en plus de jeunes viennent aux arènes, ressentent l'appel du taureau, découvrent dans la tauromachie non seulement un spectacle, mais une émotion profonde, une façon de comprendre la vie et un lien avec nos racines. Cette jeunesse ne vient pas par imposition. Cela vient par attraction. Car la vérité, lorsqu’elle est authentique, n’a pas besoin de propagande. Et la corrida l’est. Nous vivons donc un moment doux. Un moment qui n’invite pas à la complaisance, mais plutôt à la responsabilité. Car ce qui a été récupéré et renforcé doit désormais être entretenu, protégé et projeté dans l’avenir.
Défendre la tauromachie aujourd’hui, ce n’est pas seulement résister. C'est savoir l'expliquer, le dignifier et le transmettre avec rigueur, respect et conviction. Il faut comprendre que nous sommes confrontés à un héritage culturel qui requiert une vision élevée et un engagement ferme. Comme je l'ai défendu à différentes occasions, la tauromachie n'a pas besoin de privilèges, mais elle a besoin de quelque chose d'essentiel, de responsabilité dans sa défense.
Une défense qui ne tombe pas dans une confrontation stérile, mais qui se fonde sur la vérité de ce qu'elle représente : la culture, la liberté, l'identité et l'émotion. Parce que le taureau n’est pas qu’un symbole. C'est un héritage. Et les héritages ne sont pas simplement hérités, ils sont entretenus, honorés et transmis.
En cette Journée internationale de la tauromachie, nous regardons en arrière avec respect, en nous souvenant de ceux qui nous ont précédés. Nous regardons le présent avec fierté, conscients de ce que nous avons accompli. Et surtout, nous envisageons l’avenir avec confiance. Car tant qu'il y aura une arène pleine, un jeune homme qui découvre son premier après-midi de tauromachie, ou un amateur qui continue d'être ému par la vérité des arènes, la tauromachie continuera à battre. Plus que jamais.
Vive la culture !
Vive la liberté !
Et vive la tauromachie !
