Alberto de Jésus

Le 11 novembre, vers minuit, toujours le samedi le plus proche du 13, le taureau est sorti aux arènes encordé avec deux cordes attachées à ses bois. Place Maire de Medinaceli accompagné et bien guidé par les garçons du village qui étaient chargés de l’immobiliser au pylône en bois et de procéder à la mise en place de tout l’équipement qui compose l’embolada.

Le processus d’embolisation a été précis comme d’habitude, les serveurs spécialisés plaçant magistralement les copeaux de bois et les gamella attachés avec des cordes fermement et sans hâte afin que l’animal ne soit pas endommagé et que la structure reste ferme et sans aucun danger pour le taureau.

Une fois l’ensemble sécurisé, les boules ont été allumées lentement et, une fois placées dans le feu sécurisé, la corde a été coupée et elles ont été relâchées sur la place présidée par les cinq feux de joie habituels.

Le taureau a passé un peu moins d’une demi-heure jusqu’à ce que ses couilles lâchent, et il a été de nouveau enfermé dans les enclos, et après qu’un vétérinaire ait vérifié que l’animal allait parfaitement bien, il a de nouveau été gracié et renvoyé à sa ferme d’origine.

Dans l’après-midi, comme d’habitude, quelques groupes dispersés d’anti-corridas sont venus prendre une photo aux portes de la mairie et sont repartis vers leurs lieux d’origine. L’accès à la ville et à l’enceinte était, comme toujours, très bien gardé et protégé grâce au parfait dispositif des La gendarmerie de sorte qu’aucune altercation n’éclata, et la soirée se passa sans incident.

Il faut rappeler que le Fête de Taureau du Jubilé a été déclaré « Spectacle taurin traditionnel » par arrêté de la Junta de Castilla y León, et bien que la législation régionale exige l’abattage de tous les bovins utilisés dans les spectacles taurins (article 23 du décret 14/1999, du 8 février, qui approuve le Règlement des spectacles taurins populaires det la Communauté de Castille et León). Toutefois, l’article 5 du Ordonnance municipale définit une exception dans Taureau du Jubilé, « Conformément à la coutume laïque, il sera gracié à la fin de la célébration. ».

Ses origines

La légende et la croyance populaire portent cette tradition à l’époque celtibère. Elle a des origines celtibères, rappelant la bataille des Orisons contre les Carthaginois dans la bataille de Hélice (Elche, Alicante ou Elche de la Sierra, Albacete), en l’an 229 avant JC. En mettant en avant ces données les premiers documents de 1490 sur le Jubilé de Médinacélioù il a déjà été signalé que le Taureau du Jubilé en l’honneur d’illustres visiteurs.

Avec ces écrits, il est confirmé que, depuis la fin du XVIIIe siècle, le Taureau du Jubilé Elle a lieu en l’honneur de la fête des Corps Saints, des cinq martyrs (Arcadius, Probus, Pascasius, Eutychianus et Paulillus) dont les corps furent amenés à la Villa après avoir subi le martyre en Afrique du Nord.

L’après-midi, à 19h00, dans la belle Palais Ducaldes Ducs de Medinaceli, une conférence culturelle taurine a été organisée, comme c’est la coutume ces dernières années, pour donner un statut officiel à la fête, où les coutumes taurines populaires d’autres endroits d’Espagne et du monde sont présentées et débattues pour soutenir cette célébration singulière. A cette occasion, ils sont intervenus Enrique Rubioéleveur, qui a fait office de modérateur, Javier TarínSdt. Plateforme pour la tauromachie, François Zumbiehl, Anthropologue et passionné de tauromachie Pablo Lozano, homme d’affaires taurin. La discussion portait sur l’importance de Taureau du Jubilésa tradition, son importance et sa projection actuelle, étant très divertissante avec les différentes perspectives des quatre intervenants.